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mardi 6 mars 2012

A-RRI-VÉS !

Et voilà... avec 16 568 kilomètres au compteur et 22 pays traversés, nous sommes bien arrivés dimanche midi, à Mantallot !

Encore des retrouvailles !
Difficile de rendre « intéressants » sur ce blog tous les moments chaleureux que nous avons vécu ces derniers jours, à sillonner la France de maisonnée en maisonnée, retrouvant tous les soirs des amis et des proches éloignés depuis un an... Nous quittons Poitiers accompagnés de Marc, pour rouler vers Le Grand Pressigny, où nous retrouvons Florian, un ancien coloc de Thomas. Le lendemain nous sommes à Vouvray, chez Julie et Nicolas... puis à Saint-Aubin-de-Luigné, près d'Angers, chez une cousine d'Elise.



Deux jours plus tard nous arrivons à Rennes, où nous retrouvons pas mal de monde... Nous vivons notre journée de restitution la plus « intense », avec un déjeuner « conférence de presse » avec une douzaine de collègues de Thomas, puis un café chez un pote, suivi d'un goûter chez d'autres copains, et enfin une soirée chez les parents d'un autre ami... Même si chacun fait l'effort de ne pas nous asséner de questions, l'exercice s'avère un peu épuisant !!



Après Rennes, nous passons visiter la famille d'Elise dans le Mené, puis arrivons en Centre-Bretagne, à Glomel, chez une amie... qui a invité 6 autres potes du « Kreiz » pour l'occasion ! Trois copains nous rejoignent à ce moment là : Erell (qui avait roulé avec nous en Croatie), Olivier et Iuna. On pédale tous les cinq jusque Loguivy-Plougras, où Janick a déjà invité un petit groupe de trégorois pour partager une soirée pizza autour du poêle de masse fraîchement inauguré.Un énorme merci à tous nos hôtes pour tous ces bons moments partagés !



Sans être chauvin...
En 3 semaines à travers la France, du pays basque jusqu'à la Bretagne, reçus tous les soirs chez des amis, des proches, ou des hôtes de Couch Surfing tous plus accueillants les uns que les autres, force est de constater que nous n'avons pas mangé deux fois la même chose (sans tenir compte des sandwiches du midi).
Alors, en guise de clin d’œil à tous nos amis voyageurs qui sont encore sur les routes du monde à manger des soupes de nouilles à tous les repas, nous nous faisons le malin plaisir de lister les délices dont on nous a régalé sur notre route du retour :


Lasagnes aux poireaux, au chèvre et au saumon à Mauléon-Licharre, pain maison-reblochon-vin rouge puis dal de lentilles à Pau, confit de canard et pommes de terre à Villeneuve de Marsan, courge butternut et salade d'hiver à Sore, raclette puis salade de riz sur le bassin d'arcachon, spaghetti bolognaise dans le Medoc, rosbeef et pommes frites à Royan, pâtes au chou dans les Deux Sèvres, crêpes à Poitiers, assiette de charcuterie au Grand Pressigny, gratin savoyard à Vouvray, quiche lorraine à Saint-Aubin, tarte aux poireaux à Chateaubriant, canelloni fourrés au saumon à Bruz, bœuf lentilles à Vezin le Coquet, galettes saucisses dans le Mené, tajine d'agneau à Glomel, pizzas maison à Loguivy Plougras, et poulet pommes frites à Mantallot !
Des retrouvailles et des repas tellement arrosés que nous sommes arrivés dans les Côtes d'Armor un peu saturés... et que, maintenant que nous nous arrêtons de pédaler, il va falloir faire attention à notre régime alimentaire !



Final en beauté
On quitte Loguivy-Plougras dimanche matin à 9h, accompagnés d'Erell, d'Ywann et de Myriam. A Plounevez-Moedec, on ramasse au passage Erwan, non sans s'être arrêtés boire un petit jus avec la famille Hemeury... Le temps est froid, gris, et il pleut quasiment sans discontinuer... les premières pluies de l'hiver, nous dit-on ! Pour couronner le tout, le vent du Nord ne tarde pas à s'en mêler, balayant le bocage de ses bourrasques glaciales...
Toujours en groupe, nous passons par Le Vieux Marché, la commune où nous habitions avant ce voyage, et refaisons ce trajet que Thomas effectuait tous les jours à vélo pour rejoindre la petite gare TER de Plouaret-Trégor... Le bourg n'a pas l'air d'avoir changé, et la jolie petite route qui descend dans les bois vers le Saint-Ethurien puis remonte vers la chapelle des Sept-Saints non plus. Quel bonheur de rouler chez nous, de retrouver ces lieux si familiers...



Nous franchissons le Léguer, passons le bourg de Pluzunet, puis arrivons au pont sur la voie express Guingamp-Lannion. Erwann et Ywann, qui roulaient en tête, ralentissent discrètement pour nous laisser en tête... Et là, encore une fois, c'est la surprise !! Au détour du virage qui suit, nous découvrons une meute de quarante copains à nous attendre, sous la pluie battante et le vent glacial, avec des drapeaux de bienvenue, et un bouquet de fleurs « Mantallot – Mantallot, 26/02/2011 – 4/03/2012 » !...
Voila une surprise qui fait vraiment chaud au cœur. Une surprise qui ne coûte rien, une surprise qui n'est pas matérielle... juste la joie de retrouver tous ces gens qui ont voulu nous entourer pour notre retour à Mantallot... C'est tellement beau !

Peu de photos de ce grand instant d'émotion : forcément, sous l'intensité du moment, je n'ai pas pensé à sortir l'appareil... Je lance donc un grand appel à ceux qui étaient présents et qui ont pris des photos au carrefour de Breizh Izel, puis sur la route !! Merci de nous les envoyer par e-mail !!


On reprend la route ensemble, une vingtaine de biclous, plus quelques voitures en feux de détresse, provoquant un bouchon monstrueux sur la départementale ! Un quart d'heures plus tard, nous arrivons finalement à Boudillo, la ferme des parents d'Elise, le point de départ du voyage il y a un peu plus d'un an... Tout cela s'achève en toute simplicité par un petit pot de l'amitié à la salle des fêtes de Mantallot. Un énorme merci à tous pour ce super cadeau, on ne pouvait rêver mieux comme arrivée !



Les photos des dix derniers jours :
20120305 - France 2


Et maintenant ?
La question que tout le monde se pose à présent !On a déjà vidé entièrement nos sacoches, et lancé une machine à 30°C pour les synthétiques. On a enfilé un jean et un tee-shirt propres, et quitté polaires et doudounes pour de confortables pull-overs en laine... Il va nous falloir remettre la main sur toutes nos petites affaires dispatchées à droite et à gauche pendant le voyage (bouquins, cartes, carnets de bord...), et se réapproprier le contenu d'une garde-robe que nous ne soupçonnions plus.
On s'installe temporairement chez Eloi, un ami du Trégor, et montons sur Paris dès dimanche prochain, revoir la famille de Thomas ainsi que d'autres amis.Elise part à Melle, dans les Deux-Sèvres, le 18 mars, pour y suivre une formation de 5 mois sur l'élevage caprin. Thomas rembauche à l'Agence Locale de l'Energie de Saint-Brieuc le 2 avril prochain ; il pense s'installer en colocation sur Rennes, pour profiter de la vie culturelle rennaise, jusqu'au retour d'Elise. Une période de séparation géographique qui risque sans doute de « faire bizarre » après un an de vie commune... mais ne vous inquiétez pas, ça ira !

Le blog s'arrête ici. On tenait à vous adresser à tous un énorme merci pour l'avoir suivi avec autant d'assiduité, ce fut un plaisir pour nous de pouvoir vous y faire partager notre périple...On va essayer de vous mettre à disposition une version PDF du blog, pour que les « aficionados » puissent l'imprimer, le relier et le relire bien au chaud au coin du feu pendant les longues soirées d'hiver...


Nos coordonnées pour finir :
Thomas : thomlw AT gmail.com – 06 81 93 72 11
Elise : eliselaudren AT yahoo.fr – 06 10 58 02 14
Amis voyageurs, si vous préparez un voyage à vélo autour du monde, n'hésitez pas à nous contacter !

Merci à nos parents, nos proches et à tous nos amis...

mercredi 22 février 2012

Premiers tours de roue en France

Froid sibérien
La « ola de frio siberiano » annoncée à la télé espagnole est bien au rendez-vous à notre descente du bus à Irun, à 7 heures du matin. Emmitouflés dans nos doudounes et nos cagoules, on remonte illico les bicyclettes et filons en grelottant, dans un air glacial, vers le pont-frontière. Et hop, nous voilà en France ! Pas le temps de festoyer devant le panneau, ni même de prendre une photo, il fait bien trop froid, on file donc se réfugier dans le premier café venu, chez José, en face de la gare SNCF de Hendaye.
Un type bourru nous accueille d'un grognement avant de nous servir un thé à 3,80 € et de nous refuser une prise de courant pour recharger notre portable... Bienvenue en France ! On quitte là Ywann et Myriam, qui rentrent sagement en train, et prenons la route alors que le soleil peine à percer l'épaisse couche de nuages et à réchauffer l'air gelé. Le thermomètre de la pharmacie du coin annonce – 7°C...


Dernier pépin technique ?
Deux heures plus tard, alors que nous renouons avec le plaisir de crapahuter sur les petites « routes blanches », CRAC, c'est le câble de dérailleur arrière de Buzuk qui pète. Un pépin sans gravité, normalement réparé en 2 minutes chrono avec le câble de rechange emporté dans les sacoches... mais là cela s'avère plus compliqué, car le câble s'est cassé dans la manette de dérailleur, et, avec les mains gelées, j'ai beaucoup de mal à l'en extraire... Je règle la vis de butée pour positionner le dérailleur sur le pignon n°6, et Elise pédale ainsi, à pignon fixe, jusqu'au patelin suivant, Ainoah.
Bref instant d'émotion, c'est là qu'on avait passé notre réveillon de l'an 2009. On y trouve une place au chaud dans un salon de thé mais, même avec les outils prêtés par la sympathique gérante, impossible d'extraire ce maudit câble : il s'est effiloché en sa cassant et les petites filoches de câble l'ont définitivement coincé dans la manette. Quant à la manette, elle est bien sûr indémontable.
Le petit artisan vélociste du patelin suivant nous confirme l'absurdité de la situation : pour un simple câble cassé, il nous faut changer la manette de dérailleur. C'est ballot non ? D'autant plus que lui, il n'en a pas en stock ! Elise continuera donc courageusement 3 jours sur un seul pignon, par monts et par vaux sur les reliefs du pays basque, jusqu'à ce que nous trouvions à Pau un magasin de sport où racheter une paire de manettes de dérailleurs neuves...


Du Pays Basque jusqu'au Poitou
Depuis Hendaye, tout au pied de la longue et rectiligne côte aquitaine, nous traversons le pays basque jusqu'à Pau, par un froid mordant. Nous remontons ensuite vers la forêt des Landes, pour une longue « traversée du désert » (ça rappellerait presque l'Ouzbekistan!) jusqu'au bassin d'Arcachon. Nous y faisons escale quelques jours chez Luc, puis reprenons la route pour remonter toute la pointe du Medoc, sur de longues pistes cyclables entre les dunes et les pins... Les stations balnéaires bondées en été sont désertes, et ressemblent à des villes fantomes.
A la pointe de la Grave, nous embarquons sur un bac pour traverser l'estuaire de la Gironde, et accostons à Royan ; nous poursuivons ensuite notre route au milieu des marais charentais puis des collines poitevines jusqu'à Poitiers, où nous sommes arrivés hier soir.
Déjà 600 km de parcourus depuis Hendaye, la France nous paraît maintenant bien petite et on a l'impression de traverser le pays comme l'éclair ! Nous renouons avec le plaisir de sillonner les petites départementales, de patelin en patelin, et de demander notre route aux petites mamies et aux employés communaux. Peu de visites « touristiques », en revanche on fait régulièrement des descentes d'enfer dans les maisons de la presse et les boulangeries qui jalonnent notre route...


Encore des rencontres...
Depuis notre retour en France, la tente n'a pas quitté le fond des sacoches ; par les températures ambiantes, on ne va pas s'en plaindre ! Grâce aux réseaux d'hospitalité CouchSurfing et WarmShowers, on continue de faire escale ici et là chez des hôtes d'un soir : à Villeneuve-de-Marsan, une famille soudée, deux parents deux enfants (8 et 4 ans), qui se préparent à partir pour un tour du monde à vélo de deux ans – soirée-interrogatoire garantie !
A Sore, un éleveur de chèvres et de brebis perdu en pleine forêt des Landes, avec son fils qui vend sur les marchés des pâtes à tartiner bio et de l'eau dynamisée. A Carcans-Plage, une coloc un peu gipsy d'étudiants bordelais qui ont délaissé la ville, préférant surfer sur les plages de Lacanau plutôt que d'assister aux amphis...


...et déjà des retrouvailles !
Continuer à pédaler tous les jours, continuer à faire des rencontres et des découvertes, rester sur notre rythme itinérant en changeant de lit tous les jours, tout cela nous maintient encore dans l'état d'esprit du voyage... mais petit à petit, on retrouve aussi famille et amis sur notre route, pour notre plus grand plaisir :
A Mauléon-Licharre nous retrouvons Laure, une amie du pays basque qui a suivi assidûment le blog, et nous accueille en fanfare avec sa légendaire joie de vivre et une gigantesque assiette de charcuterie ! A Pau, on passe un week-end avec des collègues de fac d'Elise, entre apéro au Jurançon et dégustations de Saint Nectaire, ballades sur les coteaux dans l'air vif de l'hiver et longues discussions dans le salon au coin du feu...
Sur le bassin d'Arcachon on retrouve le frère et la sœur d'Elise, Luc et Anaïs, descendue de Bretagne pour l'occasion avec la petite Chloé, deux ans déjà, des yeux qui pétillent, des joues à croquer et un sourire à tomber par terre ! Nous quittons le bassin d'Arcachon avec Luc et Perrine, une cousine de Thomas venue de Bordeaux pour pédaler le week-end avec nous.


Un peu plus haut, Jean-François, un oncle de Thomas, vient nous accueillir à la descente du bac à Royan, du haut de son vieux course Peugeot des années 60, retapé pour l'occasion ; il nous conduit jusqu'à Saint-Palais, où nous sommes accueillis comme des rois et retrouvons – encore une surprise ! - Mamine, la grand-mère de Thomas ! Jean-François ré-enfourche sa bicyclette le lendemain pour parcourir 35 km avec nous sur la route pour St Jean d'Angely...

C'est ainsi que de jour en jour, on se replonge petit à petit dans le quotidien de la vie ici, en discutant baraques, bébés, boulot et politique, au lieu de visas, de marque de tente et de pépin de dérailleur... Thomas s'est déjà enfilé un hors-série du Monde sur le nucléaire, le dernier numéro de La Maison Ecologique, et tout le scénario Negawatt 2012 ; et Elise a profité du passage par Melle (79) pour rencontrer les formateurs du lycée agricole où elle viendra peut-être suivre une formation dès le mois prochain... Bref, on est encore en voyage, mais déjà dans l'après... décidément, rien ne nous changera, on est ainsi faits !


Prochaines étapes : Vouvray, St Aubin du Luigné, Rennes, Collinée, Glomel et Loguivy-Plougras. Arrivée prévue à Mantallot dimanche 4 mars... A tout bientôt !

Quelques photos, comme d'habitude :
20120222 - France 1

mercredi 23 mars 2011

A travers la Franche-Comté...

Apres la traversee de la Bourgogne, nous avons achevé notre traversée de la France par une petite étape en Franche Comté, fort agréable pour nos estomacs, peut-etre un peu moins pour notre foie...

A Besançon, retrouvailles avec les anciens collègues d'Elise, à coups de Maredsous (la bière locale), et en dégustant de délicieuses boîtes chaudes (le Mont d'Or au four, avec des patates !), des bonnes saucisses de Morteau, etc...


La pause bisontine est également l'occasion de procéder a la révision des 1000 km: nettoyage et degraissaige total des vélos, vérifications de la transmission, changement de chaîne, etc.

A Besançon, M. Raymond du Clean Auto s'est fait un plaisir de nettoyer nos velos !

Nouveau départ dimanche matin, sous le soleil, de Besançon, en direction de Pontarlier.

Une ancienne fabrique de tuiles. Vu la taille des toîts des maisons franc-contoises, les tuileries sont légion dans cette région...

Entre Besançon et Pontarlier, remontée de la vallée de la Loue... Un vrai bonheur, si ce n'était le traffic de motos (on est dimanche...)



A mesure que nous progressons vers l'Est, les paysages et l'architecture changent petit à petit. C'est là tout l'intérêt du voyage à vélo : avancer lentement pour sentir l'environnement se transformer au fil des kilomètres, au fil des jours... Les maisons sont devenues de larges bâtisses, qui servaient également pour les animaux et pour stocker le foin. Le relief se forme, les paysages s'élèvent, et soudain on se sent passer l'un des seuils qui caracterisent le relief du Jura...

Arrivés à Pontarlier, en ce dimanche soir électoral pour la moitié des cantons français, nous retrouvons notre contact CouchSurfer, qui n'est autre que François MANDIL, le candidat Europe Ecologie pour le canton de Pontarlier !


Après le dépouillement, c'est l'annonce des résultats (15% !)... puis soirée déebriefing avec le comité local, pour discuter des suites a donner a ce premier tour...

 
Le lendemain, départ de Pontarlier pour la Suisse. Nous montons sur les hauteurs du Jura, au pied des pistes de ski que les canons tentent encore d'enneiger, a grands renforts d'eau et d'électricité...


Quelques kilomètres plus loin, notre première frontière : la Suisse. Yeepee, bye bye la France, le voyage commence !

samedi 19 mars 2011

On se la coule douce sur le canal de Bourgogne

Pour gagner Besançon, depuis Fontainebleau, nous sommes descendu pour emprunter le canal de Bourgogne... sous le soleil s'il vous plait ! Trois journées à pédaler sur le sentier de halage, d'écluse en écluse (de Migennes à Dijon, il y en a plus d'une centaine en tout), sur un chemin un peu monotone, et parfois criblé de nids de poule... C'est là qu'on se rend compte que le goudron, c'est quand même pas mal !

L'une des 114 écluses du canal !

On s'est étonné de n'avoir croisé qu'une seule petite péniche de tourisme... L'éclusier de la n° 77  nous apprendra que depuis 6 ans, le trafic de fret (céréales, animaux, charbon, bois...) sur péniches a pris fin... Surprenant quand on sait que le canal contribue à relier deux axes majeurs du trafic fluvial (la Seine et le Rhône), et qu'une péniche transporte l'équivalent de 80 camions ! Mais notre pays tourne décidément au tout-routier...

Une société a repris le canal en gestion pour 3 ans, afin d'étudier la faisabilité technico-économique de le rouvrir au fret dans les années qui viennent. En attendant, le canal est fermé tous les hivers, et il n'est plus curé régulièrement... Du coup, il s'envase et bientôt seuls les yacht privés, à faible tirant d'eau, pourront l'emprunter.
D'un côté le canal, de l'autre la ligne TGV et nous, au milieu de tout cela, on s'offre le luxe de la lenteur...

Avec nos petits vélos, c'est 15 km/h pas plus... On prend le temps de dire bonjour à tous les gens que l'on croise, contrairement à la plupart des cyclistes en vélo de course, qui, sur les routes, nous dépassent comme des fusées sans même un petit signe de la main.

Cette traversée de la Bourgogne, c'était aussi le début des bivouacs: quel bonheur d'être bercé par les chouettes le soir et réveillés par le chant des oiseaux le matin.


Le matériel de camping est au top : la tente qui nous paraissait très grande est finalement de taille parfaite, le réchaud à essence et les popotes font bouillir l'eau à vitesse grand V, la petite bassine pliable idéale pour faire la lessive, la vache à eau adaptée pour la toilette de chat, etc.


L'ancienne abbaye de Fontenay, classé au patrimoine mondial de l'unesco

Sur le chemin, petites escales culturelles, comme pour visiter l'abbaye de Fontenay, avec sa grande forge et son marteau hydraulique mu par la force de la rivière qui la longe... Une très belle abbaye cistercienne, occupée à son apogée par plus de 200 moines.

 On dort toujours sur des sites très sécurisés : ici c'est Vercingétorix qui montait la garde pour nous !

A Dijon, après trois nuits sous la tente à faire des toilettes de chat avec l'eau de la rivière, nous sommes contents d'arriver chez Manu et Nawel, des hôtes très accueillants (merci Warm Showers !), médecins mais surtout voyageurs à vélo, qui reviennent d'un an en tandem en Asie et en Amérique du Nord...

Voila donc nos impressions de Bourgogne... place à la Franche Comté !

vendredi 18 mars 2011

Et de 1000 !




Et oui, ça y est, mercredi dernier nous avons franchi le cap des 1000 premiers kilomètres...
1000 km et pas une seconde d'ennui !

Où est Charlie ?

Oulala, on a failli oublier de mettre notre "petit jeu " sur le blog ! Pourtant on a bien ri à faire ça. Alors, arriverez-vous à nous retrouver dans cette foule, au pied de la Cathédrale Notre Dame à Paris ?
 

Merci à Benoît, le photographe...

dimanche 13 mars 2011

Cap à l'Est !

Partis ce matin de Paris, accompagnés de Marco, par un itinéraire de choix : descente de la rue des Pyrénées, sortie par la porte de Vincennes, un bonjour au lycée où travaille Marco,  traversée du bois de Vincennes, remontée des berges de la Seine jusqu'à Villeneuve-Saint-George, grande traversée de la forêt de Sénart (pleine de jonquilles : ça sent le printemps !), puis descente jusqu'à Barbizon, en lisière de la forêt de Fontainebleau...

Un super trajet pour quitter la capitale, en douceur et en toute tranquillité...


Elise et Marco sur la piste cyclable, le long de la Seine... le pied !


Dans la forêt de Sénart, notre dernier au-revoir est pour Marco, qui rentre sur Paris en RER... Et, ça y'est, nous voilà seuls ! Cap à l'Est !


Ce soir nous sommes chez une collègue du père de Thomas... et demain... on ne sait pas où ? sans doute sous la tente ?

Depuis quinze jours que nous sommes partis de Mantallot, jamais encore il n'y avait eu vraiment place pour l'inconnu. Tous les soirs, nous étions chez des amis, dans des lieux et avec des gens que nous connaissions déjà...
Mais maintenant, ça y est, nous avons plongé dans l'inconnu. Oh, certes, un inconnu pas très exotique encore, puisque nous sommes encore en Seine-et-Marne !! Mais désormais, nous ne connaissons plus les lieux que nous allons traverser... Nous ne savons pas où nous allons dormir demain, ni qui nous allons rencontrer sur notre trajet... Youpie, c'est parti pour l'aventure !

vendredi 11 mars 2011

Agréable pause logeoise...

Et voila, la petite semaine de pause aux Loges-en-Josas touche à sa fin. 
Nos muscles sont bien reposés, nos estomacs bien remplis, nos vélos révisés, notre chargement ré-ajusté, et nous, prêts à re-décoller !

Pour aller voir les copains et la famille, nous avons enfourché nos vélos (de peur qu'ils prennent goût à la vie de sédentaire) : drôle de sensation de rouler sans les sacoches, on en perdait l'équilibre...


    
Petit concert chez les Petitot     /    Pique-nique retrouvaille avec des cyclo-baroudeurs


Demain, ce sera la deuxième soirée de départ, chez Marco, Emilie et Laure. Et dimanche, hop c'est reparti, direction Besançon. Apparemment le ciel aurait encore décidé de nous concocter un départ pluvieux.. mais ce n'est pas ça qui nous arrêtera !


Allez, en route vers un coin que l'on ne connaît pas : la bourgogne !

Concernant notre blog : normalement maintenant vous pouvez ajouter des petits commentaires sur notre blog (pas mal de gens l'ont réclamé) mais sinon, nos boites mails fonctionnent toujours...

lundi 7 mars 2011

Un super démarrage, pas franchement dépaysant !


Du coeur du Trégor aux collines de l'Argoat, des collines de l'Argoat aux prairies du Mené, des prairies du Mené aux bords de Rance, des bords de Rance au bocage du Sud Manche, du bocage du Sud Manche aux grandes forêts de l'Orne, des grandes forêts de l'Orne au Perche, du Perche au Nord de la Beauce, du Nord de la Beauce au Parc de Chevreuse...

Entre La Ferté Macé et Carrouges, au petit matin...

Après 600 km d'Ouest en Est, nous voilà rendus en 9 jours de Mantallot aux Loges en Josas, de chez les parents d'Elise à chez ceux de Thomas...


 Casse-croute amélioré à la chapelle de Lanvia, avec les Morin et les Lostys...


Copieusement accompagnés au départ (encore, merci à tous !), l'équipage s'est réduit à une fidèle accompagnatrice Paupau (la soeur de Thomas), qui (a priori !) s'arrêtera là...


 Festin familial avec les tous les Louail, à Bréhand


Un démarrage pas franchement dépaysant, puisque tous les soirs, de Kerlec jusqu'à Fosseuil, en passant par Le Pré Briens, La Ville es Nonais, Magny le Désert, la Glande de Loup ou Bellème, nous avons été très, très bien accueillis chez nos amis ou nos proches... Merci donc à tous nos hôtes d'un soir, avec qui nous aurions bien aimé passer plus de temps, mais la soif d'avancer est trop forte...


 
Chez les anciens voisins de Thomas à Magny le Désert...


"Reprenez-en encore, vous n'en aurez plus avant longtemps !" On nous a souvent répété ça en nous reservant des crèpes, du beurre, du fromage, du cidre ou du vin rouge. On a donc été copieusement nourris pendant ces dix premiers jours ! Mais la fatigue venait vite, alors on s'est souvent couchés à 10 heures.


Est-ce la grosse journée de vélo qui a assommé Thomas ?


La chèvrerie de la Lande de Goult... source d'inspiration pour Elise ?


 Passage du Couesnon, avec le Mont Saint Michel au fond... : on quitte la Bretagne !!


Petites sessions émotion en franchissant la Rance (on quittait les Côtes d'Armor), puis en franchissant le Couesnon (on quittait la Bretagne)... Mais le premier soupçon de sensation d'avoir quitté notre "chez nous" ne nous a envahi que plus tard, en pénétrant sur le plateau de la Beauce : ces champs gigantesques à perte de vue contrastent bien avec le paysage de bocage qui nous est familier, et qui ne nous avait presque pas quittés du Trégor jusque dans le Perche... Paysages monotones de monocultures de céréales, bourgades mortifères sans école et sans enfants, énormes silos, pulvérisation de pesticides par 40 km/h de vent... on se serait cru au Paraguay !


 
 
Sur les voies vertes, du Mont Saint Michel à Domfront puis d'Alençon jusqu'à Mortagne au Perche...


Les premières stats du voyage :
Plus petite journée : 40 km (Magny le Désert - La Lande de Goult)
Plus grosse journée : 101 km (Bellème - Epernon)
2 crevaisons : 1 pour Pauline, et 1 pour Thomas, avec le pneu Marathon XR qui, grosse déception, n'est donc pas totalement increvable...


Pique-nique et dimanche à vélo avec la famille Laporte, pour le final de l'étape, vers Les Loges en Josas

Maintenant l'heure est au repos des cyclos, à la révision des 600 pour les vélos, à quelques ajustements matériels (les sacoches devraient encore s'alléger...), à quelques courses sur paris (quelques cartes, un manomètre...), et aussi passer du temps avec famille et amis avant un deuxième départ, dimanche prochain, depuis les Buttes Chaumont...